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Manifestation du 31 mars 2008

Ecrit par COBOP le 19 avril 2008 – 17:43

Boycotter les Jeux du laogaï

Déclaration du COBOP, manif devant le CNOSF, Paris, 31 mars 2008

Est-il moralement admissible de venir célébrer la « paix, l’amitié et la fête » quand la Chine déclare une « guerre populaire à la vie à la mort » au Tibet et, comme lors de la manifestation étudiante de la place Tienanmen, « tire dans le tas », capture et torture les insurgés, ferme les voies d’accès aux médias et nettoie le territoire dans le sang et les flammes ? Quel est le sens d’une course à la médaille entre des camps de travail, entre deux exécutions sommaires ou pendant le trafic du corps des condamnés à mort ? Les clameurs du stade doivent-elle étouffer les protestations des victimes de la répression qui pourrissent dans des geôles secrètes ? Le gigantisme des constructions olympiques peut-il laisser dans l’ombre des préoccupations de la communauté internationale la réduction drastique des libertés démocratiques des citoyens chinois et le développement d’une économie de grand banditisme ? Est-il politiquement acceptable de laisser le gouvernement chinois bafouer les principes fondamentaux de la charte olympique en terrorisant les peuples tibétains ou Ouïgours et en soutenant des régimes criminels en Birmanie, en Iran, au Soudan ? Est-il pensable que le faste pharaonique des cérémonies olympiques puisse camoufler la misère de plusieurs millions de paysans expropriés, ouvriers-esclaves, mingongs et autres déshérités ? L’essentiel est-il vraiment de participer à la glorification d’un régime totalitaire qui fait du sport un pur instrument de propagande, un catalyseur d’émotions nationalistes guerrières et une source appréciable de financement de sa longévité ? Pour nous la réponse est claire : on ne peut pas, en France, prétendre défendre les grands principes démocratiques et accepter de se faire complice d’un État qui les viole massivement, en utilisant de surcroît les JO pour se donner des airs de respectabilité internationale. La seule manière de faire pression sur la Chine est le boycott des Jeux. C’est la seule manière d’arrêter sa folie meurtrière au Tibet et le soutien qu’elle apporte aux régimes sanguinaires en Birmanie et au Darfour. C’est aussi la seule manière de ne pas être complice d’un crime contre l’humanité commis sous les flonflons olympiques.
Cela honorerait donc les régimes démocratiques, et ce serait un signe de leur courage politique, de ne pas envoyer leur délégation à Pékin et de ne voter aucun crédit pour la participation de leurs athlètes à ces Jeux organisés par un régime politique totalitaire et sanguinaire qui fait régner une répression et un embrigadement intérieurs abominables et qui fait preuve d’une volonté belliciste, impérialiste et colonisatrice, envers certaines régions et certains pays (comme le Darfour, Taiwan, le Japon, le Tibet, etc.). Mais cela honorerait également nos démocraties de ne plus cautionner le CIO dans ses choix de villes organisatrices et dans sa façon de gérer le sport comme une multinationale prédatrice de plus en plus liée aux mafias, au crime organisé, aux trafics de drogue et aux affairistes, magouilleurs et escrocs sans scrupules. Si le boycott des Jeux de Pékin n’est pas réalisé, ceux qui y participeront ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas quel régime de terreur ils cautionneront par leur présence…


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APPEL A MANIFESTER DU 7 AVRIL 2008

Ecrit par COBOP le 19 avril 2008 – 16:47

AFFICHE DE LA FEDERATION DES PAYS ASIATIQUES POUR LES DROITS DE L’ HOMME


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Manifestation au Trocadero, le 7 avril 2008

Ecrit par cobop le 18 avril 2008 – 12:18

Boycotter les Jeux du laogaï

Manif à la place du Trocadéro, Paris, 7 avril 2008



 

Nous avons tous compris qu’il existe des liens très forts entre le « Mouvement olympique » et la politique répressive, sanglante, que mène l’État chinois à l’encontre des populations tibétaines. Des liens de complicité qui se concrétisent par l’organisation de Jeux olympiques dédiés à la glorification d’un Parti-unique liberticide. Quelques questions doivent donc être posées aujourd’hui aux hommes politiques, aux athlètes et autres membres du mouvement sportif, aux organisations de défense des droits de l’homme et à tous ceux qui, des journalistes à certains intellectuels, estiment que le boycott des Jeux de la honte, des Jeux du laogaï ne pénaliserait que les sportifs et « gâcherait la fête ».

Est-il moralement admissible de venir célébrer la « paix, l’amitié et la fête » quand la Chine déclare une « guerre populaire à la vie à la mort » au Tibet et, comme lors de la manifestation étudiante de la place Tienanmen, « tire dans le tas », capture et torture les insurgés, ferme les voies d’accès aux médias et nettoie le territoire dans le sang et les flammes ? Quel est le sens d’une course à la médaille entre des camps de travail, entre deux exécutions sommaires ou pendant le trafic du corps des condamnés à mort ? Est-il décent de mettre en balance la carrière des sportifs, leurs quinze petits jours de starification mercantile et la lutte pour la survie et la liberté de pensée, de parole, de croyance de centaines de millions d’individus persécutés quotidiennement par un Parti unique liberticide ? Les clameurs du stade doivent-elle étouffer les protestations des victimes de la répression qui pourrissent dans des geôles secrètes ? Le gigantisme des constructions olympiques peut-il laisser dans l’ombre des préoccupations de la communauté internationale la réduction drastique des libertés démocratiques des citoyens chinois et le développement d’une économie de grand banditisme ? Est-il politiquement acceptable de laisser le gouvernement chinois bafouer les principes fondamentaux de la charte olympique en terrorisant les peuples tibétains ou Ouïgours et en soutenant des régimes criminels en Birmanie, en Iran, au Soudan ? Est-il pensable que le faste pharaonique des cérémonies olympiques puisse camoufler la misère de plusieurs millions de paysans expropriés, ouvriers-esclaves, mingongs et autres déshérités ? L’essentiel est-il vraiment de participer à la glorification d’un régime totalitaire qui fait du sport un pur instrument de propagande, un catalyseur d’émotions nationalistes guerrières et une source appréciable de financement de sa longévité ? Pour nous la réponse est claire : on ne peut pas, en France, prétendre défendre les grands principes démocratiques et accepter de se faire complice d’un État qui les viole massivement, en utilisant de surcroît les JO pour se donner des airs de respectabilité internationale. La seule manière de faire pression sur la Chine est le boycott des Jeux. C’est la seule manière d’arrêter sa folie meurtrière au Tibet et le soutien qu’elle apporte aux régimes sanguinaires en Birmanie et au Darfour. C’est aussi la seule manière de ne pas être complice d’un crime contre l’humanité commis sous les flonflons olympiques.

Cela honorerait donc les régimes démocratiques, et ce serait un signe de leur courage politique, de ne pas envoyer leur délégation à Pékin et de ne voter aucun crédit pour la participation de leurs athlètes à ces Jeux organisés par un régime politique totalitaire et sanguinaire qui fait régner une répression et un embrigadement intérieurs abominables et qui fait preuve d’une volonté belliciste, impérialiste et colonisatrice, envers certaines régions et certains pays (comme le Darfour, Taïwan, le Japon, le Tibet, etc.). Mais cela honorerait également nos démocraties de ne plus cautionner le CIO dans ses choix de villes organisatrices et dans sa façon de gérer le sport comme une multinationale prédatrice de plus en plus liée aux mafias, au crime organisé, aux trafics de drogue et aux affairistes, magouilleurs et escrocs sans scrupules. Si le boycott des Jeux de Pékin n’est pas réalisé, ceux qui y participeront ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas quel régime de terreur ils cautionneront par leur présence…

Un mot encore : Le boycott de la cérémonie d’ouverture, appelé aussi « boycott politique », a certes donné lieu à un joli ballet de retournement de vestes et à des imbroglios gouvernementaux pittoresques. Il a notamment forcé Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et peut-être bientôt George Bush a considérer avec plus de sérieux la notion même de boycott qu’ils jugeaient « absurde » avant le mois de mars 2008. Mais cette forme de boycott a minima doit être dès maintenant appréciée à sa juste valeur, c’est-à-dire, au mieux, comme le rachat d’une morale à peu de frais et au pire comme une imposture manifeste puisque aucun chef d’État — et tous le savent bien entendu — n’a jamais été obligé dans toute l’histoire des JO d’être présent à une cérémonie olympique. Et pour cause : pendant les JO, les représentants politiques de la nation sont les athlètes et personne d’autre. Sun Weide, porte-parole du BOCOG, sait que tout le remue-ménage des hémicycles et des couloirs d’assemblées n’est qu’un pet dans l’eau : « Ceux ou celles qui choisiront de ne pas assister [à la cérémonie d’ouverture] prendront une décision personnelle et, pour ce qui nous concerne, nous ferons notre possible pour faire des jeux de Pékin un gala de paix et d’amitié » (7sur7.be, 6 avril 2008). La « politique de la chaise vide », difficilement réalisable par ailleurs tant qu’il n’existe aucune position unanime des chefs d’État, créerait, certes, quelques légères crispations diplomatiques, mais n’ébranlerait aucunement la politique générale de Hu Jintao. Juan Antonio Samaranch, grand admirateur de l’ordre chinois, sait pertinemment que la pièce maîtresse de Pékin est la participation exemplaire, c’est-à-dire silencieuse et performante, des athlètes. Point sur lequel il a été mille fois rassuré par tous les chefs d’État ! Il déclare en effet : « Si des responsables politiques ne veulent pas aller à la cérémonie, ils ne sont pas indispensables, ceux qui doivent être présents sont les athlètes » (AFP, 30 mars 2008). Contrairement à tous ceux qui s’efforcent de séparer sport et politique et pensent avant tout aux « sacrifices » d’une poignée d’athlètes infantilisés qui risqueraient d’être « privés de leurs Jeux », Hu Jintao et Samaranch savent très bien que le cœur du problème politique n’est pas dans les tribunes présidentielles, mais sur les terrains, sur les pistes, là où se mêlent terre et sueur, sol et sang, corps et drapeaux nationaux. Le noyau dur de la dictature de Pékin n’est pas seulement dans les symboles, il est surtout dans les corps sous emprise sportive et dans la diffusion à haute dose de leur compétitivité, de leur combativité, de leur agressivité.


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Déclaration du COBOP 29 Septembre 2007

Ecrit par cobop le 18 avril 2008 – 12:17

A Moscou, en juillet 2001, le Comité international olympique (CIO) confia à la ville de Pékin l’organisation des Jeux olympiques d’été 2008. Cette décision place ainsi la Chine en position de modèle politique, social, économique et sportif pour toute la planète. Or, le Parti-État chinois, qui liquida dans le sang ses opposants lors des événements de Tien An Men en 1989, continue de bafouer les droits démocratiques élémentaires, multiplie les camps de concentration (de “rééducation” et de “travail”) et développe une géopolitique d’agressions en soutenant notamment la junte militaire birmane, le fou de Téhéran et les bouchers de Khartoum. La charte olympique n’y changera rien. L’histoire prouve que le CIO ne respecte pas ses idéaux de “fraternité”, de “paix” et d’“amitié”. Après les Jeux de la croix gammée (Berlin 1936), les Jeux du goulag (Moscou 1980), voici les Jeux du despotisme d’État totalitaire et de l’esclavagisme sportif. Derrière le voile idéologique du “plus grand show sportif de l’histoire”, un véritable projet de mondialisation se dessine. Pékin en sera l’incarnation spécifique, après d’autres villes (Mexico en 1968 ou Los Angeles en 1984) et avant de nouvelles (Londres en 2012, etc.). Pour nous, la “machinerie silencieuse de l’olympisme” voulue par Coubertin doit cesser de nuire !

Cinq raisons nous poussent à demander le boycott des JO de Pékin :

1- Le gouvernement chinois tente de briser tout ce que la Chine compte de dissidents, d’opposants, d’insoumis, d’intellectuels critiques, d’avocats aux pieds nus, de pauvres, d’improductifs et de syndicats libres. Il pratique les détentions administratives et abusives, recourt à la torture et à la peine de mort. L’organisation de ces J. O. accélère la destruction de nombreux quartiers populaires (hutongs) et sites historiques dans le cadre d’une urbanisation sauvage dirigée contre les populations les plus pauvres (expropriations de terres, etc.). La reconnaissance internationale des Jeux, consacrée par le consensus olympique, donnera un visa d’honorabilité à ces violences.

2- La Chine a des visées de conquête sur Taïwan, poursuit une offensive diplomatico-guerrière à l’encontre du Japon, terrorise la région autonome des Ouïghours, colonise le Tibet et ne s’oppose ni au génocide qui a lieu au Darfour, ni à la répression sanglante que fait subir la junte militaire birmane aux manifestants pour la démocratie, ni à la fabrication de la bombe atomique par le régime antisémite de Téhéran. Grâce aux illusions de « paix et d’amitié entre les peuples », les Jeux olympiques vont servir d’écran à ses stratégies bellicistes et exterminatrices.

3- Dans la logique même de la compétition sportive, l’élevage sportif chinois est le prolongement d’un système d’encadrement de la population qui avait déjà cours en RDA, en Roumanie, en URSS et à Cuba. Le dopage, la surveillance et la punition sont érigés en système de contrôle. Les robots anabolisés et transfusés sont lancés à l’assaut des podiums.

4- Le CIO, comme toute honorable société, coopte ses membres parmi les hommes d’affaires, les conseillers politiques, les aristocrates, les financiers et les champions reconvertis dans le lobbying. La corruption de certains de ses membres a été révélée par de nombreux scandales. Ce n’est certainement pas d’une multinationale aux fonctionnements occultes, qui défend ses propres intérêts, que nous pouvons attendre une démocratisation de la Chine. La signification des J. O., bien loin des rêves de « fête », réside dans une stratégie de croissance du marché et de l’affairisme. La manoeuvre diplomatique du CIO consiste bien, à l’occasion des J. O. 2008, à soutenir un régime totalitaire esclavagiste.

5- Et enfin, le matraquage médiatique du spectacle olympique va abrutir le plus grand nombre au moment même où la vigilance doit être accrue. 40 milliards de dollars seront dépensés pour imposer des « réjouissances » de quinze jours dans un pays où la population opprimée manque de tout. Le gaspillage de la fête olympique est une véritable insulte à la misère du monde !

Boycotter les JO, c’est selon nous donner un signe fort aux victimes de l’oppression dictatoriale et aux résistants à cette oppression qui sont aujourd’hui emprisonnés, pourchassés et lentement anéantis sans qu’aucun chef d’État démocratique n’intervienne en faveur de leur libération. C’est se mettre du côté des victimes de la barbarie, du côté de ceux qui souffrent, pas du côté des barbares et des bourreaux. Du côté de Hu Jia, Wei Jingsheng, Harry Wu, Chen Shu Qing, Chen Guangcheng, Gao Yaojie, Rebiya Kadeer et tant d’autres, pas du côté des bureaucrates corrompus du régime chinois, du comité olympique de Pékin ou du CIO qui font leurs affaires pendant qu’on extermine.

C’est donc selon nous un mot d’ordre très précis :
— la non participation de la délégation française et par extension des autres délégations internationales aux Jeux de la tyrannie chinoise ;
— l’engagement de l’État français à n’allouer aucun crédit et à ne fournir aucun visa aux sportifs olympiques français ;
— la condamnation politique par l’État français du régime dictatorial et belliqueux de Pékin ;
— la libération des prisonniers politiques et dissidents chinois dont la liste est dressée par plusieurs associations de défense des droits de l’homme ;
— la non retransmission de l’événement ;
— l’engagement des journalistes démocrates à informer dès maintenant les citoyens sur : - les conditions économiques, sociales et politiques réelles de vie du peuple chinois ; - le contexte d’entraînement des athlètes chinois (dopage, embrigadement) ; - les modalités d’organisation de la « fête olympique » (les financements et le cadre sociopolitique de la construction des sites olympiques, les accords entre CIO, COBJO, patrons des multinationales et membres du gouvernement chinois).

Si nous ne voulons pas que le XXIe siècle reproduise l’âge totalitaire, génocidaire et criminel que fut le XXe siècle, nous ne devons donc pas donner à la Chine l’occasion de faire ses « Jeux de Berlin », l’occasion de renforcer le nationalisme, la xénophobie, l’esprit guerrier et conquérant d’un peuple chinois de plus en plus soumis au pouvoir du Parti unique.

La campagne de boycott des Jeux de Pékin soulèvera fréquemment quelques questions décisives : est-il moralement admissible de venir célébrer la « paix, l’amitié et la fête » entre des camps de travail ? Les clameurs du stade doivent-elle étouffer les protestations des victimes de la répression ? Est-il pensable que le faste pharaonique des cérémonies olympiques puisse camoufler la misère de centaines de milliers de déshérités ? L’essentiel est-il vraiment de participer à la glorification d’un régime autoritaire qui fait du sport un pur instrument de propagande ? Pour nous la réponse est claire : on ne peut pas, en France, prétendre défendre les grands principes démocratiques et accepter de se faire complice d’un État qui les viole massivement, en utilisant de surcroît les JO pour se donner des airs de respectabilité internationale. La seule manière de faire pression sur la Chine qui ne cesse de soutenir les régimes criminels de Khartoum et Téhéran ainsi que les généraux birmans est le boycott des Jeux. C’est la seule manière d’arrêter les massacres et déportations de masse des populations civiles au Darfour. C’est la seule manière de faire stopper les tabassages à mort des bonzes manifestant pour la démocratie dans les rues de Rangoon. C’est aussi la seule manière de ne pas être complice des crimes contre l’humanité commis sous les flonflons olympiques.


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