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La paix des cimetières au Tibet

Ecrit par COBOP le 30 avril 2008 – 4:11

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Il faut, maintenant, faire pression sur Pékin

Ecrit par COBOP le 30 avril 2008 – 4:05

L’article de Wei Jingsheng dans Le Monde du 20 mars 2008

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Boycott, mode d’emploi !

Ecrit par COBOP le 25 avril 2008 – 22:18

Beaucoup se demandent ce que peut bien vouloir dire concrètement le fait de boycotter les Jeux olympiques de Pékin qui se dérouleront du 8 au 24 août 2008.

Voici quelques propositions d’actions :

1- « Pendant les JO, éteignez la télé ! »
C’est ce que demande Raymond Domenech, l’entraîneur de l’équipe de France de football (Le Monde, 19 avril 2008). Boycottons toute la retransmission des JO, cela affaiblira la campagne promotionnelle des sponsors olympiques qui cautionnent la propagande d’État chinoise (voir point 6). Cette action simple et à portée de toutes les zapettes et de toutes les bourses aura, à travers la baisse sensible de l’audimat qui est un facteur très sensible pour les médias télévisés, un effet symbolique non négligeable. L’opinion démocratique refuserait ainsi d’être voyeuriste d’un pur spectacle de propagande. De surcroît, cela restreindra les retombées financières escomptées par le Comité d’organisation (BOCOG), courroie de transmission du Parti communiste chinois.

2- « Pas de retransmission du spectacle olympique ».

Ouvrez les yeux, refusez la censure ! Les journalistes accrédités par les comités olympiques aux ordres du BOCOG ne doivent pas être les agents publicitaires de la farce intitulée « fête olympique ». En refusant de retransmettre le déroulement de la course anabolisée aux médailles en chocolat, ils peuvent par contre devenir des journalistes d’investigation en dévoilant la face cachée du barnum et des flonflons olympiques. Ce serait la seule justification de leur devoir d’information qui est supposé être leur charte déontologique. Les journalistes ne doivent pas devenir les valets de la Charte olympique et de son prétendu caractère apolitique.

3- « Pas de diplomatie de la collaboration ».
Dénonçons la complicité du CNOSF et de l’État français avec le Parti unique chinois. Les forces politiques françaises démocratiques doivent exiger la fin de la collusion objective et subjective du CNOSF avec le CIO, lui-même asservi aux oukases du régime de Pékin. Elles doivent également dénoncer l’attitude hypocrite et munichoise du gouvernement de Sarkozy toujours prêt à subordonner les libertés démocratiques à l’affairisme maffieux des capitalistes chinois et à envoyer honteusement ses émissaires faire acte de repentance pour les manifestations de contestation de la flamme olympique. Le pays des droits de l’homme n’a pas non plus à être le champ de manœuvre des nervis de l’ambassade chinoise qui exportent leurs méthodes policières contre les militants des droits de l’homme. Près de 25 % des Français sont favorables au boycott pur et simple et 63 % au boycott des cérémonies d’ouverture et de clôture. Il faut amplifier ce mouvement et faire pression en ce sens par le biais des élus locaux, des conseillers départementaux et généraux, des députés et des sénateurs.

4- « Pas un sou, pas un athlète pour Pékin ».
Incitons par lettres ouvertes, appels, pétitions, articles de presse et interventions dans les milieux sportifs de tous niveaux (clubs, fédérations sportives, fédérations affinitaires, comités olympiques, etc.), les athlètes présélectionnés à refuser d’être les gladiateurs de Hu Jintao, le dictateur de la Cité interdite et le boucher de Lhassa. Demandons aux organisations démocratiques (syndicats, associations de défense des droits de l’homme, partis politiques, etc.) d’intervenir auprès des athlètes pour les mettre devant leurs responsabilités de citoyens. Eux seuls seront en dernière instance les acteurs qui évolueront sur le stade olympique et conditionneront par conséquent la réussite ou non, la crédibilité ou non, de cette manifestation politique de la puissance nationaliste chinoise. La moindre des choses serait une démarche collective des athlètes présentant une liste de prisonniers politiques aux autorités chinoises en exigeant leur libération comme condition de leur participation. Il ne leur serait pas interdit non plus de braver l’interdiction de leurs comités olympiques de porter des signes ou de faire des déclarations. Ne rien faire serait être complice et contribuerait au succès de la manœuvre de relations publiques d’un régime totalitaire.

5- « Pas un touriste à Pékin ».
Déjà, les agences de voyage et les tours opérateurs ont noté une baisse sensible de près de 50 % des voyages touristiques en direction de Pékin depuis la répression sanglante au Tibet. Il faut amplifier ce mouvement pour faire prendre conscience que l’empire du Milieu sous la dictature du PCC n’est pas une destination touristique comme une autre. Les touristes ne verront qu’un Disneyland olympique destiné à masquer la réalité sordide de la répression, de l’exploitation, de l’esclavagisme et des inégalités sociales. On ne joue pas au petit reporter dans un pays complètement quadrillé par les forces sécuritaires et où tous les médias sont totalement muselés. Loin de contribuer à l’ouverture du régime, ces flux touristiques renforcent au contraire son image de marque frelatée et ses rentrées de devises. La bureaucratie céleste aime le capital, privons-la de ce type de ressources financières.

6- « Pas de consommation des produits olympiques ».
Repérons les partenaires officiels des Jeux de Pékin (Coca-Cola, Adidas, Volkswagen, Lenovo, Mac Donald’s, Johnson et Johnson, Panasonic, Visa, Kodak, Samsung, UPS, etc. ; pour plus de détails, voir le site officiel du BOCOG) et procédons à un retrait de confiance et d’investissement à des produits-relais du cirque olympique de Pékin. Ces marques contribuent en effet à assurer la stabilité, la longévité et l’attractivité commerciale d’un pays sous la botte d’une bureaucratie de nouveaux riches rapaces. Les altermondialistes et les militants du commerce équitable doivent appliquer leurs préceptes au marketing sportif.

Dans l’immédiat les citoyens des pays démocratiques doivent exiger de leurs gouvernements respectifs le boycott pur et simple des cérémonies d’ouverture et de clôture, la libération des prisonniers politiques, la fin de la répression au Tibet, un moratoire sur la peine capitale et le trafic d’organes, l’arrêt des intimidations à l’égard de Taïwan et l’arrêt du soutien aux milices islamistes criminelles du régime pré-génocidaire de Khartoum et à la junte militaire birmane. Ces revendications (mails, pétitions, lettres, manifestations) doivent être adressées aux consulats et aux ambassades de Chine ainsi qu’au siège du CIO à Lausanne.
Pour qu’elle prenne un sens politique fort, cette première étape doit s’insérer dans la perspective du boycott total des JO de Pékin, seule mesure effective pour faire fléchir le régime de Hu Jintao et permettre une réelle ouverture démocratique en Chine et par répercussion dans le sud-est asiatique.

COBOP & Quel Sport ?, le 23 avril 2008


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Le rap de Bernard Laporte

Ecrit par COBOP le 25 avril 2008 – 20:47

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